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Critique Prometheus

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Ridley Scott aura gagné ses lettres de noblesses avec le succès public d'Alien : le huitième passager, métrage de science-fiction horrifique doté d'un suspens implacable. Dès lors étiqueté comme un cinéaste talentueux spécialisé dans l'œuvre fantastique de commande – Blade Runner restera fortement décrié par la critique à l'époque de sa sortie –, Scott abandonne pourtant rapidement le genre. Avec le succès que l'on connaît. Géniteur de bobines indispensables et inspirées – Thelma et Louise, Gladiator – ou au moins furieusement bien troussées – Hannibal, La chute du faucon noir –, Scott laissera la franchise Alien s'orienter vers des horizons nouveaux au fur et à mesure des épisodes, tous marqués des envies de réalisateurs aux talents reconnus. Qu'il s'agisse s'une certaine nostalgie ou plus simplement d'apporter un éclairage nouveau sur le travail qui l'a fait connaitre, Ridley Scott amorce avec Prometheus un retour au fantastique forcément attendu. Et livre avec ce segment introductif à son œuvre initiale un métrage crépusculaire, visuellement ébouriffant et parfaitement maitrisé.

 

 

Partiellement abandonnée depuis 1998 – Alien : la Résurrection –, la saga initiée par Ridley Scott n'avait trouvée que de bien prêtres prolongements dans les boursouflures pétaradantes Alien vs. Predator. Scott apporte pourtant un peu d'espoir aux aficionados au cours de l'année 2009. Désireux de s'engager de nouveau sur l'écriture d'une séquelle, le cinéaste lance un appel rapidement réceptionné par la Twentieth Century Fox. Si l'annonce est accueillie avec enthousiasme, le projet n'en reste pas moins casse-gueule. Scott n'a plus touché au registre depuis près de trente années, période au cours de laquelle la franchise à évoluée naturellement. Au vu des éléments à prendre en compte, la pré-production s'embourbe dans les déclarations contradictoires. D'Alien 5, le métrage devient subitement préquelle, avant de se profiler comme un projet totalement indépendant. Si les annonces laissaient encore planer certains doutes quelques mois avant sa sortie, Prometheus conserve pourtant des liens indiscutables avec Alien : le huitième passager. Scott y aborde en effet les origines des Xénomorphes, en dressant un synopsis dans un premier temps chargé d'apporter une explication sur les origines de l'homme. Embarqués à bord du vaisseau Prometheus, une équipe de scientifiques s'aventure aux confins de l'univers. Un voyage de deux ans vers une planète inconnue, sur laquelle ces explorateurs ne tardent pas à découvrir les vestiges d'une civilisation ancienne et technologiquement avancée. De prime abord simple et complètement indépendant, le scénario de Prometheus s'épaissit progressivement au fil des découvertes, jusqu'à établir des liens passionnants avec les premières séquences d'Alien : le huitième passager. Audacieux, l'angle d'approche offre à Scott l'occasion de bâtir un métrage crescendo en matière d'intensité, dont les révélations s'imposent progressivement avec une assommante maestria.

 

 

Si Prometheus installe ses fondations sur une base un brin consensuelle, Ridley Scott use d'un contexte épuré pour dérouler un scénario complexe et passionnant. Répliquant l'ambiance et les décors de la séquence initiale d'Alien, le cinéaste apporte un éclairage nouveau et inspiré à diverses questions à l'époque laissées en suspens. Sans jamais sombrer dans l'explication facile – les réponses restent majoritairement sous-jacentes –, Scott amorce un « retour vers le passé » habille, qui aligne ses cartes sur une cadence parfaitement mesurée. Bien que l'ensemble dévoile partiellement l'identité du fameux « Space Jockey » ou encore l'origine de la naissance des Xénomorphes, Prometheus oscille constamment entre préquelle et spin-off. Là ou les révélations attendues renforcent un climax déjà ultra-prenant, le métrage témoigne en effet d'une véritable personnalité. Certes ultra-référenciel vis-à-vis de la franchise – la même ambiance de couloirs, la technologie, visuellement proche –, Prometheus impose une atmosphère légèrement moins sombre, et exploite les effets spéciaux avec une plus grande parcimonie que les séquelles d'Alien. Moins centré sur le côté « actioner » que les travaux de Cameron ou Jeunet, Prometheus s'impose avant tout comme une pure bobine de suspens. Scott n'en oublie pas pour autant le côté pop-corn. Judicieusement disposés, les quelques séquences burinées viennent transcender un métrage enivrant, qui excelle en matière de tension. Si le tout témoigne d'une petite poignée de scories ou d'incompréhensions – l'ouverture, assez surprenante –, la teneur globale du projet témoigne d'une rare excellence.

 

 

Bien que Ridley Scott se soit éloigné du fantastique depuis près de trois décennies, ce dernier livre une copie impeccable niveau design.  Prometheus s’impose visuellement comme un probable monument en matière de science-fiction, son géniteur parvenant à user des effets visuels afin de laisser entrapercevoir un univers futuriste exaltant, et ce malgré la présence des protagonistes sur une planète primitive et désertique. L’ajout du relief contribue de plus à la dimension immersive du métrage, qui se profile comme une expérience cinématographique quasi-sensorielle. Remarquable. La réalisation de Scott est à l’avenant. Réalisateur chevronné, ce dernier se fend d’un habillage sans anicroches, emballé dans un scope somptueux. Des plans larges chargés de matérialiser l’immensité des extérieurs aux séquences claustrophobes et resserrées capturées aux détours de couloirs sombres et inquiétants, Scott maitrise son art de bout en bout. Cerise sur le gâteau, le casting quatre étoiles rassemblé pour l’occasion termine d’inscrire Prometheus au rang des grandes réussites du genre. De l’impeccable et sensible Noomi Rapace au déroutant Michael Fassbender, en passant par la froide Charlize Theron, Prometheus dresse un chapelet de protagonistes travaillés.

 

 

Semi-préquelle aussi bien visible par les non-initiés que par les aficionados de la franchise Alien, Prometheus s’inscrira probablement dans l’histoire du cinéma comme un grand film de science-fiction. Si le métrage risque de diviser, le dernier-né de Ridley Scott présente d’indiscutables qualités visuelles et scénaristiques. Immense.

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Votre réponse :

Pruneauxyz 12-10-2012
Manigoldo, i love you ! i do, i do !!
Manigoldo 16-09-2012
Bonjour,
Je rejoins l'analyse plus objective de Pruneauxyz. Comme il l'indique, la Sci-Fi a des codes et c'est cause de ratages comme celui-ci, incohrents au possible, qu'elle est considre comme un genre mineur voire minable. Pourtant, quand elle est ralise par des personnes duques et intelligentes, elle soulve curiosit, rve et rflexion. Ici, on a tout sauf de la bonne Sci-Fi, dsol.
Pour rpondre Albatorr, le vaiusseau Space Jockey explos la fin par le Prometheus n'est pas le Derelict de Alien 1 et la plante de cet opus n'est pas non plus la mme que celle que nous dcouvrirons plus tard. Voil pourquoi il n'y a pas d'incohrence avec le Space Jockey dcouvert le ventre clat dans le 8me passager.
En revanche, ce film nous apprends qu'il s'agit de la mme civilisation mme si les vnements ne sont en direct relation. C'est la raison pour laquelle Scott ne voulait pas parler de prquelle.

Albatorr 02-07-2012
Pruneauxyz, il faut croire que l'apptit sexuel de notre commandant surpasse sa conscience professionnelle,n'est ce pas la partie reptilienne du cerveau qui gre notre instinct de survie et l'accouplement en fait partie (moi aussi j'ai mes petits dlires hein).Je suis nanmoins assez d'accord avec toi sur l'ensemble qui manque vraissemblablement de cohrences, ou je pense qu'en voulant suggrer certaines choses, en laissant tout en chacun se faire sa propre ide sur le fil des vnements, il ne fait au final que proposer une copie brouillonne qui aurait mrit plus d'attention, a c'est sur.
Dans la saga Alien, Scott utilise Le corporate comme une mtaphore de notre socit capitaliste, prt a tout pour s'enrichir, sans scrupules et compltement dshumanise, la comptence de l'quipage est dans ce sens secondaire, puisque ce sont des outils qu'on utilise, voir des sujets d'expriences, je pense que david est programm pour exprimenter, des fois qu'on puisse en tirer un bnfice hein ?, ce qui n'explique pas son dsintrt pour le poulpe mais peut etre n'a-t-il tout simplement pas eu le temps ? on peut cependant lui trouver facilement des excuses car il n'est pas humain et il est dit dans alien que certains androides s'taient jadis montrs agressifs, on peut inscrire david dans cette logique puisqu'il n'hsite pas a utiliser holloway en occultant le caractre inhumain de son geste.En tant obliger de supposer, le film plonge son spectateur dans le doute.La dernire chose en faveur de ripley oups ridley serait de dire que les films de sciences fiction ambiance ,bien mis en scnes ne sont pas lgions, et si certes celui-ci ne deviendra pas culte, l'esthtisme, l'ambiance propose sort du lot et mrite, mon sens le dtour.
Pruneauxyz 26-06-2012
Albator, je ne crois pas que la diffrence culturelle entre la france et les tats-unis soit assez solide pour justifier ce qui m'apparait comme vide de sens dans ce film. Car enfin si c'est une logique "patriotique" qui pousse le capitaine crasher le Prometheus, o tait ce sentiment ( sans parler de la simple conscience professionnelle !) lors ce qu'il a abandonn son poste pour aller fricoter avec Vickers ? L'argument "curiosit" ne tient pas pour justifier le comportement du biologiste: c'est sens tre un "pro", comme le reste de l'quipage de cette expdition " je sais plus combien de milliards de milliards...". Ou alors tu as raison et c'est de la curiosit, ce qui implique que Weiland a embauch une quipe de nuls ( a se vrifie tout du long !) ce qui confirme que c'est encore un ratage de scott: a ne tient pas la route pour une expdition de ce calibre. Et pas besoin de Freud pour dcortiquer les drapages de Scott; l aussi tu as raison: ce sont des clichs de bas-tage mais ce ne sont pas les miens. C'est en tant que simple spectateur que je me sens agress: une analyse psychologique buterait sur l'absence de profondeur ( justement !) de ce scnario. Et si le " poulpe" est un clin dil Poe, Lovecraft ou mme Verne, a n'explique toujours pas le total dsintrt de l'quipe, mme si "l'objectif est ailleurs": encore une fois, tout risque xno-biologique pattant est trait avec une dsinvolture complte, confirmant l'absence de srieux de cette quipe de bras casss aussi raliste que le reste de l'histoire... Je confirme que le personnage de Weyland ( tel que je le peroit, hein!) aurait prfr rester l'abri; mais a c'est juste un point de vue personnel. Il ne me semble pas que l'quipe de Weiland SAIT ce qu' fait David: il est manifeste que l'androde nourrit une certaine antipathie envers Holloway ( revoir leurs trois changes minemment lourdingues pour justifier sa trahison ). Les ractions de Holloway sont d'ailleurs compltement injustifies et en complte contradiction avec le personnage qu'il est sens tre - puisse que l'hrone l'aime et on sait combien elle est GENTILLE. Encore une incohrence. ce stade, j'ai vraiment du mal croire que tout ce qui a t pr-cit comme "incohrent" ( ici et ailleurs) sur ce scnario permette, quel que soit l'angle sous lequel on dcide de "l'entreprendre", de sauver quoi que ce soit de l'histoire. Scott vient d'annoncer un DVD avec pas moins de 30 MINUTES de rab' ( !!)... aprs avoir cautionn le montage-cinma. Systme assez putassier mes yeux: si tous les ralisateurs de l'histoire avaient pu bnficier de ce moyens pour rattraper leurs erreurs, heben on aurait vu quasiment QUE des sagas au cinche ! Et les fans accueillent cette nouvelle avec joie alors que, pour le coup, il me semble que c'est de sa part un aveu (assez honnte !) du ratage de son film.
Albatorr 25-06-2012
Bonjour
Je vais tenter de me faire l'avocat du diable (Scott), de faon relativiser les propos tenus notamment par Pruneauxyz.Tout d'abord je pense qu'il peut tre important de souligner que ce qui nous parait cohrent ne l'est pas forcment pour quelqu'un de culture diffrente, je m'explique.Tout le monde connat la tendance hollywoodienne patriotique qui plat beaucoup au public amricain, le sacrifice du commandant s'inscrit donc dans cette logique.Pour ce qui est de l'attitude imprudente de notre "couple" golo-biologiste face au serpent extra-terrestre, a relve plus de la curiosit stupide qu'autre chose, les hommes ayant perdu l'habitude de se considrer en tant que proie depuis belle lurette.Le problmes avec les analyses freudiennes sur les diffrents couples du film mon avis c'est que justement c'est du freudien!! pour ma part a relve compltement du dlire, je ne peroit aucun sous-entendu, ou volont de nuire ce soit-disant couple homo-sexuel si couple il y a!ce sont des clichs de bas tage, laissons les psychologues faire leur propre analyse du film.Quidam sur le poulpe parasite, je dirais que c'est un clin d'oeil Lovecraft, et ces dieux anciens, qui est l'horreur ce que Edgar Poe est au fantastique, littrairement parlant.
Pour ce qui est du dsintrt accord l'hroine ainsi qu'au fruit de son accouchement, je dirais que pour la Wayland entreprise l'objectif est ailleurs, quant au fait qu'ils pourraient agir distance, c'est totalement absurde, dans la mesure ou le pre Wayland souhaite plus que tout rencontrer les crateurs.Si vous aviez l'occasion de rencontrer "Dieu", vous contenteriez vous du rcit de vos missaires?
Quant la contamination, ils savent tres bien d'ou elle provient, c'est David qui a contamin le compagnon de l'hroine, ils se doutent bien de la ncessit d'un contact physique extra-terrestre.
Tout a pour dire qu'on peut avoir une vision diffrente du film, je respecte nanmoins vos opinions, a permet le dbat et c'est justement ce qui est intressant.
J'ai relev nanmoins une incohrence, peut tre quelqu'un pourra m'clairer il me semble que dans le huitime passager on voit bien ce qui reste du space jockey assis maniant ce qui ressemble un canon comment se fait-il alors qu'il apparaissent ailleurs la fin du film un autre endroit? s'agit-il uniquement de sa combinaison sur le sige?
BEN 16-06-2012
J'ai mon sens expliqu pourquoi j'ai aim ce mtrage. Je n'ai volontairement pas tout point du doigt car je n'en voyais absolument pas l'intrt. En effet, ce que tu attends d'une critique ne m'intresse pas. J'ai envie de dire qu'il y en a une foule d'autres sur le net, donc libre toi d'y trouver ce que tu souhaites. Si tu n'as pas aim ma critique, c'est tout fait ton droit, nous n'avons tout simplement pas la mme vision de ce que doit - ou ne doit pas - tre une critique.
Pruneauxyz 15-06-2012
Ben, j'imagine que ceux qui ont aim fast & Furious s'attendaient un film d'action sans porte philosophique -logique! Promtus ne m'a pas t propos sous cet angle... Alien tait vendu comme:" un film de S-F qui fait peur" : c'est ce qu'il est. Aliens comme une squelle plus "punchy": contrat rempli. Alien 3 est un exercice surtout visuel dot d'un rythme volontairement contemplatif ( et donc moins commercial): on aime ou on aime pas, a reste un film d'auteur. Alien La Rsurection est compltement foir, mais au moins on nous montre ce qu'on nous a promis: une surenchre gore assez drangeante ( les clones de Ripley) et le film se permet mme de se moquer de lui-mme ( la mort grotesque de l'amiral ( colonel ? capitaine?? je me rappelle plus!) de la base militaire. Et je ne vois pas pourquoi un film "de monstres de l'espace" n'aurait pas un minimum de ralisme puisse que la forme choisie pour relater l'histoire est la Science-Fiction, genre prcisment codifi et dont les rgles ne sont pas respectes dans ce film ( voir mes arguments prcits). On a le droit d'aimer ce qu'on veut, mais quel intrt a ta critique si elle n'explique pas POURQUOI tu aimes ?? Mais bon, inutile de rpondre si l'exercice ne t'intresse pas ( tu le dis, d'ailleurs); mais je trouve a dommage.
BEN 15-06-2012
Pruneauxyz, ce film ses qualits, ses dfaut. C'est le lot de toutes les uvres de fiction, et je ne vais surement pas m'amuser lister ici tout ce qui est bon ou mauvais dans ce mtrage. Tu parles de ncessit de "ralisme" et d'incohrences par rapport ce point. Mais la base, est-ce qu'un film avec des monstres mutants de l'espace se veut particulirement raliste ? Est-ce qu'un film comme Moonrise Kingdom, port par la critique et le public de Cannes, l'est beaucoup plus ? C'est juste du cinma : une machine rves. "on ne peut dcemment pas le considrer comme un BON film si on est dot d'un minimum de sens critique objectif ( trop de dfauts grossiers ET dans la forme ET dans le fond!)". Et quoi, je dois dcortiquer le film dans ses moindres dtails pour sembler crdible ? Ce n'est pas ma vision du cinma, dsol. Je vois le tout comme un ensemble, pas comme une association de choses qui vont ou ne vont pas. "Dsol, je veux des arguments, pas des envoles lyriques, fussent-elles aussi jolies que ta prose. Et tu n'en mentionnes aucun d'objectif: tu donnes un avis PERSONNEL. a n'est pas a, une critique objective". Tu n'auras rien de plus. La dfinition de ce quoi doit tre un "bon film" est propre chacun, tu n'en possde pas une maitrise plus juste que n'importe quel individu lambda. Le fait qu'un semblable considre un mtrage comme Fast & Furious comme un "bon film" est mon sens tout fait respectable, bien que je puisse penser le contraire. Je ne vois pas de quel droit je pourrais lui imposer MA vision sous prtexte que je dispose d'arguments chocs et imparables. Je donne un avis purement personnel et j'en resterais l, et je n'ai surement pas me justifier. Tu t'attendais quoi en allant voir Prometheus, une rflexion Philosophique intense ? Un pamphlet scientifiquement rigoureux sur l'origine de l'humanit ? Tu trouves que le premier Alien, ou ses squelles, s'inscrivaient dans cette optique ? Bref, on ne va pas en dbattre 50 ans : tout le monde a compris que tu n'avais pas aim, c'est trs bien. Inutile de chercher imposer ton opinion en ressassant ternellement les dfauts du mtrage.
BEN 15-06-2012
Pruneauxyz, ce film ses qualits, ses dfaut. C'est le lot de toutes les uvres de fiction, et je ne vais surement pas m'amuser lister ici tout ce qui est bon ou mauvais dans ce mtrage. Tu parles de ncessit de "ralisme" et d'incohrences par rapport ce point. Mais la base, est-ce qu'un film avec des monstres mutants de l'espace se veut particulirement raliste ? Est-ce qu'un film comme Moonrise Kingdom, port par la critique et le public de Cannes, l'est beaucoup plus ? C'est juste du cinma : une machine rves. "on ne peut dcemment pas le considrer comme un BON film si on est dot d'un minimum de sens critique objectif ( trop de dfauts grossiers ET dans la forme ET dans le fond!)". Et quoi, je dois dcortiquer le film dans ses moindres dtails pour sembler crdible ? Ce n'est pas ma vision du cinma, dsol. Je vois le tout comme un ensemble, pas comme une association de choses qui vont ou ne vont pas. "Dsol, je veux des arguments, pas des envoles lyriques, fussent-elles aussi jolies que ta prose. Et tu n'en mentionnes aucun d'objectif: tu donnes un avis PERSONNEL. a n'est pas a, une critique objective". Tu n'auras rien de plus. La dfinition de ce quoi doit tre un "bon film" est propre chacun, tu n'en possde pas une maitrise plus juste que n'importe quel individu lambda. Le fait qu'un semblable considre un mtrage comme Fast & Furious comme un "bon film" est mon sens tout fait respectable, bien que je puisse penser le contraire. Je ne vois pas de quel droit je pourrais lui imposer MA vision sous prtexte que je dispose d'arguments chocs et imparables. Je donne un avis purement personnel et j'en resterais l, et je n'ai surement pas me justifier. Tu t'attendais quoi en allant voir Prometheus, une rflexion Philosophique intense ? Un pamphlet scientifiquement rigoureux sur l'origine de l'humanit ? Tu trouves que le premier Alien, ou ses squelles, s'inscrivaient dans cette optique ? Bref, on ne va pas en dbattre 50 ans : tout le monde a compris que tu n'avais pas aim, c'est trs bien. Inutile de chercher imposer ton opinion en ressassant ternellement les dfauts du mtrage.
Pruneauxyz 15-06-2012
Ma foi ! Ceux qui aiment ne soulvent aucun des points qui divisent l'opinion et parlent "d'ambiance", de " scnes gores qui resteront"... C'est pas des arguments, a, c'est des avis personnels, un parti-pris qui dpend des gots de chacun. Il n'est pas ici question de "point de vue" ou "gots personnels", il est question d'un film annonc comme un vnement et qui cumule les incohrences, tant au niveau de sa ralisation que de l'exploitation de son sujet ( et il y avait de quoi faire!). Voil des arguments, des "faits" tirs du film: il ne s'agit pas de ma perception, il s'agit de ce qu'on me montre. D'autres exemples du "je m'en foutisme" de Scott avec cette petite troupe de scientifiques bards de diplmes qui n'a aucun moment un comportement "scientifique": les gologues se perdent ( et ce malgr de super-gadgets qui flottent dans les airs et cartographient instantanment l'environnement !), des biologistes qui, face une sorte de cobra extraterrestre ( j'imagine que c'est ce que mon esprit d'humain moyen aurait peru aprs 100 000 ans d'exprience inscrite dans mes gnes!) ont comme raction primaire d'aller lui caresser la tronche! Une autre qu'on nous prsente grand coups de flash-back laborieux et dillades humides comme une espce de gentille ptrie de foi qui, juste aprs avoir perdu son compagnon de manire assez traumatisante, accouche en catastrophe ( aprs avoir mis suffisamment K-O ses deux infirmiers/geliers -d'une manire aussi raliste que le reste!- pour qu'ils ne sonnent pas l'alerte!), se shoote et dbarque dans l'indiffrence gnrale la sortie d'hibernation d'un Guy Pearce au maquillage plus qu'improbable! Quid du calamar enfant ? Tout le monde s'en fout, David n'a mme pas un mouvement de curiosit et zou, on passe autre chose. Et que fout la mchante ( MCHANTE!) Charlize dans cette affaire alors qu'elle pourrait, comme elle le dit si bien elle-mme, tre tranquillement installe aux commandes de la socit, bien l'abri sur Terre ?! Et Weiland a mont toute l'affaire dans le but de devenir immortel ?! rien que a, c'est ridicule: il lui suffisait de rester gentiment en hibernation le temps que l'expdition se fasse et que ses mandataires creusent la question: on arrive pas sa suppose position de pouvoir en s'exposant en premire ligne. Le gologue re-dbarque transform en Hulk et on l'incinre puis on l'oublie lui aussi: personne ne s'interroge sur ce qui l'a transform et si, le cas chant, ils n'ont pas t exposs aussi. Aprs tout, ils passent leur temps patauger dans ce goudron gntique ( qu'ils doivent avoir trimball jusque dans leurs quartiers puisse qu'ils se baladent AVEC leur scaphandre sur le dos dans les zones de vie de leur vaisseau!). Ce vaisseau, d'ailleurs, dont la soute SANS sas de dcompression s'ouvre directement sur l'extrieur! Et a, ce n'est que le scnario. On m'annonce un film de Science-Fiction, je suis en droit d'attendre un minimum de ralisme: j'en conclu qu'on se moque de moi dans le cas prsent. Mais il y a aussi "Le Message" !! Il me semble trs inquitant que la foi pour le moins simpliste de lhrone soit ce point tale sur l'cran ( on avait compris son "ingnuit" ds le dbut, merci au voyeurisme sans fondement de David). Surtout quand on nous prsente (lourdement) une thorie crationniste vu et corrige maintes fois depuis l'invention de l'anticipation, et qu'on y ajoute le traitement pour le moins ractionnaire inflig l'improbable couple form du gologue et du biologiste ( les scnes de drague du premier par le second sont parmi les rares moments ralistes de tout le film d'ailleurs: le scabreux de leur trpas n'en est que plus drangeant...). Alors que leur plan sexe se finit par la mort, l'autre couple caricatural ( la patronne blanche qui a tout le pouvoir et le petit employ noir qui n'a que le prestige de sa fonction -il est capitaine, d'accord, mais c'est quand mme le seul noir de l'quipe- arrivent conclure en laissant Romo et Romo sans surveillance: si A a vous parait crdible... Surtout que le-dit capitaine n'a rien d'un amateur: il ira quand mme se jeter sans aucune hsitation contre le Drelict... Quelle conscience professionnelle!). Mais si on a pas compris que la foi ( chrtienne !) et une sexualit "normale" ( comprendre htrosexuelle ET surtout hyginique, hein : il n'est pas question de sentiments: ils ne sont ni du mme milieu, ni surtout de la mme COULEUR !) garantissent une forme de "salut" face l'adversit, alors c'est qu'on a pas compris le film parce que, en dehors de cette morale deux balles, qu'est-ce qu'il reste ? Des monstres qui s'introduisent en vous sans demander la permission et des androdes au comportement ambigu qui continuent fonctionner une fois dcapits , dj vu 20 000 fois, sauf que d'habitude c'est le " clou" du spectacle alors il y a un peu plus de suspense. Scott n'assure mme pas cette partie-l. Il est alors d'autant plus regrettable que le reste du sujet du film, annonc comme un exercice "philosophique", se rvle un simple matraquage idologique de plus au service d'une idologie franchement nfaste. Cette conclusion EST mon point de vue personnel, mais qu'en est-il des arguments qui l'tayent ? Suis-je de parti-pris ou restez vous vraiment trop la surface des choses ? " Promthus n'est pas un film parfait mais il tire sa force de ses imperfections." ?? C'est la formule employe par quasiment TOUS les articles dans la presse spcialise qui rechigne admettre l'chec flagrant de Scott et n'en finit plus de noyer le poisson: " Le film a des dfauts, MAIS...", "On demeure un peu sur sa fin, MAIS une suite devrait rvler..." et a continue comme a sur des pages. Ne trouves-tu pas que a sonne un peu ( beaucoup !) comme une lche esquive ? On peut aimer ce film: A c'est une question de got personnel; on ne peut dcemment pas le considrer comme un BON film si on est dot d'un minimum de sens critique objectif ( trop de dfauts grossiers ET dans la forme ET dans le fond!). Mon genre prfr, tous mdiums confondus, c'est la Science-Fiction: je ne demandais qu' adorer Promthus. Ta critique ne pointe aucun point positif clairement: tu parles surtout du processus cratif sens s'tre empar de Scott et de la maestria avec laquelle il te semble maitriser son sujet. Dsol, je veux des arguments, pas des envoles lyriques, fussent-elles aussi jolies que ta prose. Et tu n'en mentionnes aucun d'objectif: tu donnes un avis PERSONNEL. a n'est pas a, une critique objective.
BEN 14-06-2012
Merci de ta critique Pruneauxyz. Par contre je ne peux que tiquer l dessus : "Et ce qui mapparat comme typique de la franche mdiocrit de lentreprise, cest que ceux qui aime ressortent mot pour mot les critiques de la presse, elle-mme compltement vautre aux pieds du ral". Non. J'ai fait une critique ultra-positive, et pourtant je ne suis pas un immense fan de Ridley Scott, bien que je le trouve de manire gnrale plutt bon. Le premier Alien est loin d'tre mon prfr d'ailleurs. Tu n'as pas aim, c'est comprhensible et ton opinion est respectable. Ton discours donne cependant l'impression qu'il est impossible d'aimer ce film, et que si tout hasard c'tait le cas, notre opinion serait uniquement influence par un battage mdiatique intensif et les avis exprims par une bande de journalistes incapables d'avoir leurs propres opinions. Tu as ton propre avis et c'est trs bien, merci de respecter celui des autres.
Pruneauxyz 14-06-2012
Merci Denjiow, je me sens moins seul!! Mais je vais en rajouter une couche: on va faire simple: bons points: lintro droutante ( moins le mini-slip: semblerait que nos anctres soient trs timides, mme au moment de se suicider!)les visuels de la plante, lenvol et le crash du vaisseau alien. Mauvais points: pas de personnages, que des caricatures ou des pions: Charlise est MCHANTE, Noomi est GENTILLE ( et elle a la Foi, avec une Grande Croix, ce qui fait quelle est mme mieux que a: elle est MAINSTREAM comme aiment les producteurs qui le film a cot bonbon) ce qui donne un aspect TRS suspicieux au message vhicul. Si on y ajoute la vision homo-phobique qui colore le destin funeste des deux ahuris qui sgarent (?!) dans le vaisseau alien, on se retrouve avec un sacr background pas du tout subliminal. Le minimum de ralisme quon tait en droit dattendre dun film estampill Science-Fiction ne rsiste pas au fameux: Lair est respirable, on peut ter nos casques ! Mais ils arrivent dj PILE l o il faut Cest peut-tre un tout petit plantode ? Et leur absence totale de respect/dignit/fascination pour leur dcouverte: ils se contentent dtre dus ou peine intrigus. Je passe sur la csarienne improvise ( un poulpe! on aurait pu croire quils avaient retenus la leon principale du premier film: cest sa beaut qui fait que lAlien est terrifiant !) Mais fallait bien une nouvelle sance de Face-Hugging pour contenter les foules avides de pseudo sex-scenes ! Sinon il y a aussi la mise en scne poussive : les flash-back inutiles sur le pass de Noomi ( le vilain david aussi grimaant que dans X-Men First Trash mais cest trs subjectif !- espionne ses rves !! Ils nont pas les rseaux de renseignements dont nous jouissons de nos jours, leur poque ? Celle-l de vision futuriste utopique !). Et ce ct je me la pte , il paraitrait que le pipeau du culturiste extraterrestre serait une rfrence Michel-Ange pardon! Mon esprit mal tourn lavait automatiquement ajout la liste des objets contondants qui, dans ce film, sacharnent envahir les divers orifices de nos joyeux CosmoSchtroumpfs: mea culpa! Mais je pencherais plutt pour Goliath que pour David, en ce qui concerne lorigine du look des Ingnieurs. Mon grain de sel personnel: lhercule de foire qui se shoote aux acides ribonucliques les premiers instants du film, je gage quil le fait sans autorisation ( vous avez vu le beau mais triste regard de cocker quil lance la soucoupe amirale ? Trop craquant!). Cest sans doute pour a quils veulent nous exterzigouiller: on est comme eux mais en mieux ( la preuve: on a des Stephen Sondheim et des Kon Satoshi -entre autres bien sr!). La suite logique de notre volution voudrait quon supplante leur hgmonie au sein de la galaxie et cest pour a quils sont colre! Aprs, je crois que lun deux, un snateur, va vouloir renverser la rpublique, mais un jeune choux-fleur bure de laine va tenter de len empcher Mais cest une autre histoire ( pour enfants, aussi.). Passons les rfrences lourdingues : Charlise raide comme un piquet, au dtour dun couloir, hommage Ash ou bien Hannibal Lecter ?! ( mais fallait bien UNE tte daffiche: on peut pas dire qu il(s) se soi(en)t foul(s) pour lintgrer utilement au scnario . Si A cest pas franchement clair comme positionnement commercial!); le crne, au sommet de la colline , cest bien le mme que celui de: La Nouvelle Arche dans Ulysse 31 ?! Quitte dcevoir Scott ( qui doit sen taper grave!), ce nest pas sur le film proprement dis quon sinterroge, cest sur le ratage complet ( scnario, mise en scne, montage, laboration des personnages) de lexploitation de son sujet lorigine plein de prtentions. L il y a matire rflexion. Et ce qui mapparat comme typique de la franche mdiocrit de lentreprise, cest que ceux qui aime ressortent mot pour mot les critiques de la presse, elle-mme compltement vautre aux pieds du ral: Vous comprenez, cest Ridley Scott, quand mme! Si a vous plat pas, cest que vous avez pas compris les VUES du MAITRE !! Nous aussi on sest ennuys, mais on lui fait la grosse confiance: ctait srement voulu . En rsum: point de S-F ici, juste un petit blockbuster simpliste, mais il faut bien relancer la franchise vers de nouveaux horizons rentables dfauts dtre artistiques.
draegon 11-06-2012
Enfin une critique a la hauteur du film...
Je ne comprend pas cet acharnement a descendre le film
Je suis entierement d'accord avec Touffu donc je ne ferais pas de doublons :)
Denjiow 10-06-2012
Pour ma part j'ai trouv le film d'une incrdibilit total. Que ce soit en l'inscrivant dans la franchise Alien ou alors en le regardant de manire totalement indpendante, rien ne va. (on se croirait devant un "AVP" en terme de qualit et de rigueur scnaristique).
Je m'explique : Le film soufre a mon sens d'normment de scnes surralistes dans la mesure ou elles sont compltement dnues de logique:
-L'quipage semble majoritairement constitu de ttes brules (le gologue tous particulirement).
-Lorsque ce dernier se perds (tiens encore lui, dcidment...) avec son collgue biologiste, ils ne trouvent rien de mieux que de se cacher dans la partie la plus flippante du btiment. Et lorsque les vers s'approchent, (la raison voudrait que l'on s'en loigne ) Le biologiste n'a qu'une envie s'est d'en caresser un...(pour ma part je ne caresse pas un Cobra royal me faisant face...). Bref il payent leur idiotie d'une mort affreuse (oh encore un clich du film d'horreur bas de gammes).
-notons aussi que tous bon scientifique que l'quipe est, enlever leur casque sur une plante inconnue ne semble pas les inquiter plus que ca (personne d'entre eux n'a lus "la guerre des mondes" ?).
-Autre moment culte aussi, les 10 minutes enveloppant la scne de la csarienne. Notre hrone (Noomi Rapace) s'chappe, cours dans tous le vaisseau, se fait oprer sans que personne ne la suive... Pendant ce temps la c'est le chaos dans la soute, notre ami le gologue est de retour et Scott lui a dis de tuer quelques protagonistes de l'histoire parce qu'on approche de la fin du film et que tous les tuer un par un serait trop longs. Ensuite Elizabeth se balade, dcouvre mr Wayland, personne des deux partis n'est vraiment surpris de voir l'autre. Plus tard elle parle avec le pilote du vaisseau qui n'en a rien cirer de tous ce qui s'est pass durant les 10 dernires minutes (il pourrait lui demander ce qui lui est arriver, elle pourrait lui dire qu'un mega poulpe se trouve dans le caisson, non rien, tous le monde est la en touriste pour cette magnifique croisire au fin fond de l'espace avec un budet de mille milliards de dollars et 2ans de voyages).
Elle lui demandera par la suite de se sacrifier et se dernier n'ayant pas vraiment suivis le scnario de l'histoire se dira que c'est ce qu'il a de mieux a faire.
La encore ou Ridly me doit, c'est dans la relation David/Elizabeth. Le dbut du film est pourtant prometteur on aperoit David dambuler dans le vaisseau, se divertir, apprendre et surtout observer Elizabeth ainsi que ses rves. Il s'insmine dans son esprit, une relation ( sens unique ) trs intime. Et pourtant Ridley Scott ne va pas plus que cela dvelopper leur relation. La ou dans Alien premier du nom, les allusions et les connotations sexuel taient lgions, ici rien n'est tent. A mon sens David est le personnage de l'histoire le plus intressant cependant comme le film dans son ensemble, il n'est pas achev, nous avons les bases, mais rien n'est construit autour. Le ralisateur toutes les cartes en mains ( de trs bonnes mmes) et il n'en fait absolument rien.
D'une manire gnral la ralisation est impeccable, la prise de vue est matrise, la photographie est bonne, le son, mais le scnario souffre normment de lacunes qui hlas rabaisse le film au niveau d'un vulgaire AVP.
Je suis donc normment dus par le retour de Ridley Scott dans la SF, il a finalement totalement perdu de vue ce qui faisait la force de ses premires oeuvres.
vento 03-06-2012
Ridley Scott, pour moi, nous a un peu surpris en pensant certains crits des annes 80 et 90 ou' on ne ressentait que de l'indcision concernant son retour aux commandes pour une suite ou autre concernant Alien-le huitime passager. Prometheus est un film russi parce que Scott voulait bel et bien un point de liaison avec son premier opus, non seulement dans le scnario mais aussi dans la ralisation qui n'est pas du tout une grosse farce hollywoodienne ptaradante mais bien un raffinement de l'image et une intelligence dans l'utilisation des effets spciaux parce qu'il ne tombe pas dans le pige dgoulinant des studios amricains! Fassbender est impressionnant dans son jeu, c'est le meilleur acteur dans ce film, en contraste avec certains dialogues un peu dbiles . c'est le seul point ngatif selon moi, certains acteurs secondaires qui manquent un peu de force dans les changes(rien de bien grave quoi)
Touffu 31-05-2012
Excellente critique, je suis totalement d'accord. Pour moi ce film est magique, j'ai vraiment ador. Alors que j'en ai parl sur des forums et les gens le descendent cause de son scnario. Moi je l'ai trouv vraiment bien et j'tais dedans de bout en bout, bref pour moi c'est le film de 2012 et mme plus que a.
J'aime beaucoup ce site, je viens rgulirement mme si je tiens moi mme un blog de critiques cin, j'adore les votre et j'ai exactement les mmes gots donc je ne peux que vous encourager continuer tellement j'aime votre boulot !

 

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